jeudi, octobre 26, 2006

# Sac à rien de rien #



Putain, le compteur des heures s'affole et je sais toujours pas quoi faire de moi.

Y a des jours comme ça où je me couperais en petits morceaux, j'les enverrais valser au grès du vent tellement je me supporte nulle part.

Je frôle le verrou, j'essaie et je n'y arrive pas.

Ouvrir...sans la mécanique du quotidien, sans les automatismes, juste ouvrir pour vivre simplement, faire les choses qu'il faut faire, mais je ne parviens même pas à y trouver une bonne raison, une de celles qui me permettraient de m'engouffrer dans la brèche sans réticence et sans peur, sans fatigue et sans lascitude, avec envie même.

J'en aurais presque une, envie, la fuite en dormant.

J'ai les cheveux aussi emmêlés que mes pensées, à force de tourner en rond, elles ont réussi à faire de tels noeuds que si je voulais je pourrais m'en servir pour fuguer par la fenêtre.

Encore faudrait-il que je sois téméraire...je tente un dernier essai par la porte d'entrée si ça marche je paye mes frites...


The National, Slipping husband